Les vies du papillon – #11
Qui est réellement le pilote de votre véhicule terrestre ? Pour clore cette première saison, je vous invite à lever les yeux vers la dimension verticale de votre être : le voyage de l’âme.
À travers l’histoire de Thomas, moine copiste du XIIIe siècle, et d’Alain, ouvrier de l’industrie automobile, je mets en lumière ce lien invisible qui unit vos existences successives.
Découvrez comment les vœux et les traumas d’autrefois s’inscrivent dans votre aura causale et comment je travaille dans le Plan Mental pour libérer ces racines anciennes qui entravent votre présent.
L’audio permet une immersion plus sensible que la lecture seule. Je soigne également par le canal de ma voix et, à l’écoute, certaines intentions, silences et vibrations transmettent une énergie que l’écrit ne peut traduire. Cette action énergétique est profonde : il n’est pas rare que mes auditeurs s’endorment durant l’écoute, signe d’une phase d’intégration et d’un soin qui opère automatiquement au-delà des mots.
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Retranscription de l’épisode
Bonjour et bienvenue dans le Cœur de l’Energie animé par Catherine d’Auxi.
Nous arrivons au terme de cette première saison. Nous avons exploré le corps, les énergies, les émotions d’Eau et de Feu. Vous commencez à comprendre la mécanique de votre véhicule terrestre.
Mais pour que la Méthode Energia soit complète, il manque une dimension essentielle. La dimension verticale. La réponse à la question » Mais qui est le pilote ? »
Votre vie actuelle n’est pas une page blanche. Vous êtes la somme d’un voyage millénaire. Votre âme a une histoire et cette histoire conditionne votre présent, bien plus que vous ne l’imaginez.
Aujourd’hui, nous allons parler du voyage de l’Ame. Pas comme une théorie abstraite, mais comme une clé concrète pour comprendre vos blocages actuels.
Pour vous le démontrer, je vais vous raconter deux histoires. Deux vies, apparemment sans aucun rapport. Et pourtant…
Regardez juste devant vous, là sur la table, un bougeoir en forme de coupe en or. Il porte une bougie or dont la flamme vacille à peine. Fixez cette flamme. Laissez-la vous aspirer. Maintenant, fermez les yeux. Et entrez dans le cœur de l’énergie.
Laissez le temps se dissoudre. Laissez les siècles s’effacer comme de la brume.
Nous sommes en l’an de grâce 1248. Le bon roi Louis règne sur le royaume de France.
Je vous présente un jeune nobliau, Thomas de Maleville, troisième fils d’une famille de petite noblesse normande. Dans le monde féodal, la place est claire : l’aîné héritera du petit domaine familial. Le second, Hugues, brave et impétueux, a pris la croix pour aller délivrer le tombeau du Christ en Terre Sainte. Il mourra l’épée à la main, sous les remparts brûlants de Tunis.
Les trois sœurs, Bertille, Aliénor et Mahaut, feront ce pourquoi elles sont nées : des mariages d’alliance pour consolider les terres.
Et puis il y a Thomas. Le benjamin. Le rêveur aux mains fines. Pour lui, point d’héritage, point d’épée. Mais il entend un autre appel. Un appel qui le mène vers le « Mont-Tombe », ce rocher sacré posé sur la mer, le Mont Saint-Michel.
Thomas y entre comme novice. Il découvre un monde de silence, rythmé par les cloches. Huit fois par jour, de Matines en pleine nuit jusqu’à Complies au crépuscule, sa vie n’est que prière chantée. Ora et labora. Prie et travaille.
Mais son véritable sanctuaire, c’est le scriptorium, la salle du chevalier.
Voyez la grande salle haute, froide en hiver, où la lumière du nord entre, pure et sans ombre, par les grandes baies vitrées. Thomas devient moine copiste.
Il découvre la patience infinie. Il broie les pigments : le bleu lapis-lazuli venu d’Orient, plus cher que l’or, le rouge cinabre, le vert de malachite.
Il passe des heures, penché sur le parchemin, à enluminer une seule lettrine. Pendant que sa main trace des entrelacs d’une précision divine, son esprit récite des psaumes. Son travail est sa prière. Chaque coup de pinceau est une offrande à Dieu.
Le jour de sa prise d’habit, Thomas s’est avancé dans l’abbatiale bondée. Il a prononcé ses vœux avec une ferveur absolue. Chasteté. Obéissance à son abbé et aussi… Pauvreté.
Ce vœu ne lui a pas coûté. Qu’avait-il à perdre, lui le dernier-né ? Il se sentait profondément à sa place, débarrassé du fardeau des biens matériels, riche seulement de sa dévotion et de ses couleurs.
Le moine copiste vieillit. Sa vue baisse, ses mains tremblent un peu. Un soir d’été, alors que le soleil s’abîme dans la baie, transformant la mer en or liquide, Thomas, seul dans le cloître, regarde l’horizon.
Le moment est sacré. Le silence est absolu, juste troublé par le cri lointain d’une mouette. Face à cette beauté, Thomas est submergé de gratitude. Il sent que son heure est venue.
Il ferme les yeux. Et pour sceller une dernière fois son pacte avec Dieu avec une conviction qui fait vibrer tout son être, il murmure la formule ancestrale de la Règle de Saint Benoît :
« Seigneur, je renouvelle devant Toi mes vœux de Stabilité, d’Obéissance et de Conversion de mes mœurs. »
Ces mots, il les prononce avec Foi. La « Conversion de ses mœurs », pour lui, c’est le don total. C’est ne rien posséder, ne rien désirer d’autre que la Lumière. C’est une pauvreté absolue offerte en cadeau.
Il expire longuement. Et dans cette expiration, chargée de cette promesse ultime de dépouillement, son âme quitte son corps, paisiblement, dans la lumière du couchant.
Changeons de temps. Changeons de lieu.
Nous sommes en 1972, à l’usine de Sochaux-Montbéliard.
Voici Alain. Il a 18 ans. Il sort de l’école et entre à l’usine comme tout le monde ou presque dans la région.
L’usine, c’est d’abord le bruit. Un vacarme incessant, métallique, qui vous rentre dans le crâne. À l’époque, pas de casques anti-bruit obligatoires. Alain travaille à la chaîne, au montage des sièges. Visser, serrer, répéter. 45 secondes par voiture. Toute la journée.
Alain est un garçon consciencieux, docile. Il ne fait pas de vagues. Il « grimpe » lentement les échelons de l’atelier, passant du montage à la sellerie.
Mais à quoi aspire-t-il vraiment, au fond de lui ?
Parfois, quand il lève la tête, il voit passer les « cols blancs », les ingénieurs du bureau d’études, avec leurs plans sous le bras. C’est là qu’il voudrait être. Dessiner. Concevoir. Il y a des formations internes, c’est possible. Mais Alain reste à sa place. Une petite voix intérieure lui dit qu’il ne doit pas viser trop haut, qu’il doit obéir, rester dans le rang.
Il travaille en 3/8, une semaine le matin, une semaine l’après-midi, une semaine la nuit. Il vit en décalé. Il loue un HLM bruyant fourni par l’usine.
Il n’a rien vraiment à lui. Oh, il roule bien dans une voiture neuve, une 304 rutilante. Comme tous les gars de l’usine, il profite du « système collaborateur », une voiture neuve tous les six mois qu’il revend sans perte. C’est le seul luxe qu’on lui accorde, un luxe standardisé qui ne lui coûte rien et ne lui rapporte rien non plus.
La sécurité financière ? Bof. Tant qu’il paie son loyer…
Il exécute les ordres en bon petit soldat. Il vit son train-train, sans saveur mais sans heurts.
Il ne s’est jamais marié non plus. Les relations, c’est compliqué. Et puis, étrangement, dans le vacarme de l’usine comme dans le silence de son petit appartement, la solitude est son amie intime. C’est là qu’il se sent en sécurité.
Finalement, qu’ont en commun Thomas, le moine copiste du 13ème siècle et Alain, l’ouvrier du 20ème ?
Sur le papier, rien. Sept siècles les séparent. Et pourtant… Regardez bien.
Pas d’ambition. Pas de réussite financière, même pas le désir de se mettre à l’abri. Pas d’amour partagé. Une solitude acceptée, voire recherchée. Et surtout, une capacité innée, profonde, à obéir, à rester à sa place, à ne pas déranger l’ordre établi.
Le philosophe Nietzsche a eu cette intuition vertigineuse, je cite « Le temps est un éternel retour ». Et il avait raison. L’histoire tout comme les âmes bégaient.
Voici la clé de la réincarnation : Le temps n’efface rien. L’âme enregistre tout.
Il existe un lien entre Thomas et Alain. C’est la même âme qui voyage.
Ce soir-là, face au soleil couchant, les choix de vie du frère Thomas, sa foi, sa posture d’humilité, n’ont pas disparu avec son dernier souffle. Ils ont imprimé une marque indélébile sur son âme, sur ce que l’on appelle l’aura causale. C’est le « disque dur » de vos vies successives.
L’âme voyage. Et lorsqu’elle s’est réincarnée dans le corps d’Alain, ces empreintes étaient toujours là, actives.
C’est ainsi que la posture d’humilité du moine est devenue le manque d’ambition de l’ouvrier. Que son retrait du monde est devenu sa solitude subie. Que sa foi dans l’ordre divin est devenue sa soumission à l’ordre de l’usine.
Alain subit les conséquences d’une vie antérieure dont il n’a aucun souvenir conscient. Il est piloté par un héritage invisible.
Et c’est là tout le sens de la Méthode Energia : nous ne pouvons pas guérir totalement le présent si nous ignorons les racines plantées dans le passé.
Certains de vos blocages actuels – une peur irrationnelle, un schéma d’échec répétitif, une douleur chronique sans cause médicale ou une posture de vie qui vous limite – ne viennent pas de votre enfance. Ils viennent de beaucoup plus loin.
Comprendre la réincarnation, ce n’est pas du folklore spirituel. C’est un outil de diagnostic puissant. C’est accepter que pour avancer, il faut parfois aller pacifier, guérir ou libérer ce qui s’est joué il y a des siècles.
Si vous écoutez ce podcast aujourd’hui, ce n’est pas une coïncidence. Peut-être sentez-vous, vous aussi, des freins invisibles qui semblent ne pas vous appartenir.
La bonne nouvelle, c’est que cet héritage n’est pas une fatalité. En travaillant dans le Plan Mental, sur les plans supérieurs de l’âme, je peux accéder à ces mémoires et les libérer.
Cette première saison s’achève ici sur cette ouverture vertigineuse. Vous avez maintenant toutes les clés théoriques : votre corps, votre énergie, vos émotions et le voyage de votre âme.
Dans la prochaine saison, nous entrerons dans le vif du sujet. Je vous partagerai des cas concrets, des histoires de guérison, pour vous montrer comment tous ces concepts s’appliquent dans la vraie vie, pour surmonter les épreuves comme le deuil, la maladie, ou les crises de vie.
Merci de votre écoute fidèle pour cette première saison. D’ici là, prenez soin de votre âme voyageuse. À très bientôt pour la saison 2.
🌌 Vous sentez des blocages qui ne semblent pas venir de votre vie actuelle ? Si l’histoire d’Alain et Thomas résonne en vous, il est peut-être temps d’explorer la dimension karmique de votre âme. Les soins énergétiques dans l’Astral permettent d’accéder à ces mémoires anciennes pour les libérer.
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Dans le respect de mon ETHIQUE professionnelle, je m’engage à vous offrir un accompagnement bienveillant et authentique, en toute transparence et confidentialité.
