Soin énergétique du cheval

Usage de la cravache et du stick

Usage de la cravache et du stick

Et si vous entendiez les doléances du cheval lors de l’usage de la cravache et du stick ? Contrairement à ce que pensent communément les cavaliers les chevaux n’ont pas la peau dure et sont sensibles à la souffrance lorsqu’on leur assène des coups. Vous allez sourire, voire rire mais je le sais parce qu’ils me l’ont dit.

La cravache : Raccourci ou rupture de dialogue ?

La cravache est l’un des outils les plus courants de l’équitation, souvent banalisé par son usage dans les compétitions de haut niveau. Mais au-delà de la tradition, son utilisation nous pose une question fondamentale sur notre pratique : cherchons-nous l’obéissance mécanique ou une véritable connexion avec notre partenaire équin ?

La mécanique de la soumission vs la dynamique du partenariat

Utilisée pour forcer une réponse, la cravache agit comme un raccourci qui court-circuite la communication. Elle obtient une réaction immédiate, souvent une soumission, mais elle inscrit dans le système limbique du cheval une mémoire de contrainte. Cette rupture de dialogue, même subtile, peut altérer la confiance et la volonté de l’animal de collaborer pleinement, créant parfois une rancœur sourde.

L’illusion est de croire que l’on obtient satisfaction alors que l’on obtient une réponse basée sur l’évitement d’un inconfort et non sur une adhésion volontaire.

La Voie de la Maîtrise : Le dialogue énergétique

La véritable maîtrise équestre ne réside pas dans la perfection de l’obéissance, mais dans la qualité du dialogue. Un cheval est un partenaire hypersensible, capable de percevoir vos intentions les plus fines. Sa nature est de chercher la coopération avec un leader juste et bienveillant. Obtenir sa collaboration volontaire, plutôt que sa soumission, est le chemin le plus exigeant, mais aussi le plus gratifiant et le plus performant.

Cela repose sur deux piliers fondamentaux :

1. L’intention claire : Avant chaque séance, prendre un instant pour se connecter à son cheval et lui transmettre mentalement, avec calme et respect, les objectifs et le déroulé du travail à venir. Pour établir une communication claire, une méthode simple et puissante consiste à poser doucement votre front contre celui de votre cheval. Ce geste de confiance mutuelle ouvre un canal de transmission directe pour lui communiquer votre intention, que ce soit par la pensée ou à voix basse.
2. Le partenariat énergétique : Aborder le cheval non comme une monture à diriger, mais comme un partenaire à écouter. C’est dans ce respect mutuel que naît la volonté de l’animal de se dépasser, non par crainte, mais par plaisir partagé.

Le choix n’est donc pas entre laxisme et sévérité, mais entre la contrainte et une connexion intime basée sur le respect. C’est cette connexion qui transforme un bon cavalier en véritable écuyer.

Basant tous les soins sur l’anatomie et non sur la psychologie, j’ai cherché et trouvé une étude pilote dont je vous livre ici un extrait :

Etude pilote relative à la douleur du cheval en comparaison à la douleur humaine.

« Les chevaux sont plus sensibles à la douleur qu’on ne le pense

Le Dr Lydia Tong est une vétérinaire légiste qui, avec l’équipe d’ABC (chaîne de télévision), a tenté de savoir s’il y avait des explications anatomiques au fait que les chevaux semblent moins sensibles à la douleur que nous.

« Les grands animaux comme les chevaux sont communément décrits comme des animaux à « peau épaisse », et la peau épaisse est associée au stoïcisme et à l’insensibilité. Cette hypothèse est-elle est fondée pour les chevaux ? Il apparaît que nous avons quelques informations sur l’épaisseur de la peau du cheval, mais pour autant, personne n’a jamais étudié plus spécifiquement ses fibres de détection de la douleur. Nous avons voulu voir si l’épaisseur et les nerfs de la peau du cheval étaient vraiment si différents de ceux de l’Homme. Pour ce faire, j’ai pris un morceau de peau de cheval de la zone du flanc (zone habituellement cravachée), ainsi qu’un morceau de peau de la zone équivalente sur un humain. En utilisant les techniques habituelles et des techniques spéciales, j’ai pu examiner à la fois la structure de la peau, mais aussi l’emplacement précis et la quantité de tissus nerveux… La conclusion est qu’il y a plus de terminaisons nerveuses dans la peau de cheval que dans la peau humaine, y compris dans l’épiderme. Ces terminaisons représentent les fibres sensorielles, y compris celles qui ressentent de la douleur.

Cette petite étude pilote suggère que la peau du cheval n’est vraiment pas « rembourrée » à la douleur, chose communément admise pour tous les grand animaux. Et, plus révélateur que cela encore, la peau du flanc – où l’on fouette les chevaux – peut avoir encore plus de sensations que la nôtre. »

Source https://demivolteface.com/2017/04/03/douleur/

 

👉 Plutôt que de recourir à une forme de violence, comprendre la nécessité de l’osmose

Dans le respect de mon ETHIQUE professionnelle, je m’engage à vous offrir un accompagnement bienveillant et authentique, en toute transparence et confidentialité.

1 Comment

1 Comment

  1. Valérie

    22 janvier 2024 at 8h58

    Bien vu pour l’article !
    Effectivement la peau du cheval est extrêmement sensible. La preuve: quand une mouche se pose sur un cheval , sa peau semble frémir, c’est dire si il ressent puissance 10 les sensations… c’est pour ça que je m’offusque contre les cavaliers qui pour remercier leur monture leur frappent l’encolure… alors qu’en frottant ou caressant juste le haut du garrot ils comprennent parfaitement.
    En dressage comme moi, on utilise un stick… perso je ne frappe jamais avec, car la puissance est démultipliée comparativement à une cravache. Je m’en sers pour lui déplacer les hanches en posant seulement le stick pour lui faire comprendre qu’elle doit accentuer son mouvement. Je le prends aussi en balade… au cas où elle refuserait de passer (un éléphant rose, un oiseau , un camion…) en lui posant sur les flancs elle comprend qu’il va falloir y aller quand même ! Et une fois l’obstacle surmonté, je caresse ! Du coup, maintenant juste avec mes mollets et la voix, en principe elle passe ! Elle me fait confiance.
    Le but est qu’elle ne fasse surtout pas demi tour face à un truc qui lui fasse peur, car un cheval qui prend la fuite devient dangereux ⚠️… il faut qu’il surmonte sa peur, sinon ça peut partir très très vite!
    Très bel article très bien écrit comme toujours !

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